| Si je dois accorder (ou pas) le participe passé jeté, la question est : Ai-je déjà écrit, au moment où je dois écrire le participe, ce qui est jeté ? [1] :
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Le principe de la « méthode Wilmet » est de se demander, au moment où l’on écrit le participe passé, si l’on a déjà écrit ce qui est [+ participe passé]. Cela fonctionne avec les verbes pronominaux en se demandant ce qui s’est [+ participe passé].
Ça fonctionne également avec un vieux piège (se succéder) : Ils se sont succédé.
Quand j’écris succédé, la question qu’est-ce qui s’est succédé n’a pas de sens car l’un succède à l’autre, il n’est pas succédé.
Même remarque avec Il a plu, neigé, venté (on ne peut répondre à la question : Qu’est-ce qui est plu, neigé, venté ? Pas d’accord puisque la question, ne pouvant être posée , ne permet aucune réponse« ayant du sens ».
L’accord du participe passé connaît d’autres subtilités (participe suivi d’un infinitif, participe précédé de « en ») que traite la « méthode Wilmet » [2]. On pourra d’ailleurs les retrouver en détail dans le dossier (y compris les pronominaux).
Mais le cas le plus fréquent est le cas le plus simple d’accord. On le résout, simplement, avec la question précédente.
Marc Wilmet, éminent universitaire belge a publié le Participe passé autrement, qui évoque les exceptions et sous-exceptions, et dont nous exposons ici le raisonnement pour le cas le plus général. De quoi régler 90% à 95% des cas qui nous sont soumis, et qui correspondent le plus souvent à la règle de base. Pour qui souhaite aller plus loin, on peut recommander d’abord cette communication à l’Académie royale de langue et littérature françaises de Belgique sur « le complément direct objet de mon ressentiment » (réunion mensuelle du 11 février 2006, document PDF). Voir aussi la [bibliographie] du dossier.
Cette même astuce figure également dans la série ORTH (Janine et Jean Guion, Nathan éd.), à partir du CM2 [3] et au-delà. Mais l’ouvrage de Marc Wilmet traite, quant à lui, de l’ensemble des cas : il n’est pas limité aux enseignements fondamentaux qui sont, par nécessité, ceux d’ouvrage à vocation scolaire